Photo : © Courtoisie de l’artiste
Backwash est une installation vidéo, sonore et sculpturale qui lie analyses chimiques, histoire intime et pression sociale. Elle témoigne d’un besoin de réécrire les relations qui nous composent et celles dictées par la société. En prenant le corps comme point de départ et d’arrivée, Backwash allie réflexions sur les représentations et les impacts des relations avec l’analyse des fluides corporels. Les graphiques deviennent trames chorégraphiques et musicales. Les vidéos, cinédanse et archives, sont projetées dans la maison de jouets d’enfance de l’artiste, voulant créer un dialogue entre famille biologique et famille choisie. Backwash : dans les eaux troubles de nos liens s’inscrit dans une recherche inspirée des théories féministes queer et d’un imaginaire cocasse issu de la culture populaire autour des films Fast and Furious.
Cette installation visuelle est présentée en collaboration avec la Maison de la culture de Sainte-Anne-des-Monts.
En performance, cinédanse, chant, danse, théâtre et art clownesque, le travail de Stéphanie Beaudoin se centre sur le corps comme médium artistique et s’ancre dans les sensations qu’elle espère contagieuses. Sérieuse dans la démarche de ne pas trop se prendre au sérieux, grande curieuse et avide de nouveaux défis, elle ajoute récemment le rap et l’art de l’installation à ses explorations. Stéphanie affectionne les démarches collectives : fière membre de Lutte à l’Est, ligue féministe queer de région, des Matantes à bouche, groupe de chant féministe théâtral et de UTIL, organisme en arts communautaires, elle nourrit également de nombreux projets avec des artistes, groupes d’artistes ou organismes, dont Pogo & Cheez Lyz, Vuinbrekin, Tour de Bras, etc. Elle accompagne en outre des groupes musicaux dans l’élaboration de leurs spectacles et des humain·e·s dans leur découverte de la baignade nordique. Portée par une conviction que nos corps, cœurs et relations sont des espaces où s’accumulent des sédiments sociaux rigidifiants, elle continue d’explorer la dé-sédimentation, par moult approches artistiques et somatiques. Habitacle est peut-être pour elle le début d’une histoire d’amour avec les carosseries.
Photo : © Marc Lepage